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SAINT-GEORGES-DES-SEPT-VOIES

SAINT-GEORGES-DES-SEPT-VOIES (49) - La commune, constituée de plusieurs hameaux, mêle troglodytes, champs fleuris et cultivés, patrimoine mégalithique et bâti de qualité. Théâtre, concert et visite rythment l’année dans les églises du village et à l’Hélice Terrestre. Les paysages préservés, les dédales souterrains et les légendes inspirent les artistes qui ont choisi Saint-Georges-des-Sept-Voies comme lieu de création.






Histoire et patrimoine de Saint-Georges-des-Sept-Voies

La Chapelle de Saint-Pierre-en-Vaux © Regards scénographie
La Chapelle de Saint-Pierre-en-Vaux © Regards scénographie
Les mégalithes sont particulièrement nombreux sur la commune. Le menhir de Nidevelle est le 2ème menhir le plus haut d’Anjou. Il s’agit, selon la légende, de la pierre à aiguiser de Gargantua, tombée de sa ceinture alors qu'il enfilait ses bottes. Lorsque Rabelais publie les péripéties du géant vers 1532, il s’inspire d’innombrables traditions populaires. Derrière le personnage truculent se cache une ancienne divinité gauloise nommée Gargan qui alimente déjà le folklore angevin ou tourangeau. C’est ainsi que Gargantua, après avoir vidé ses bottes pleines de sable, aurait formé le versant du vallon de Saint-Georges-des-Sept-Voies, et perdu sa pierre !

Un autre mégalithe, de dimension modeste mais en forme curieuse de siège, est appelé la « Chaise des morts ». Un dicton interdit de s’y asseoir sous peine de mauvais présage. A l’occasion des processions funéraires, il servait à poser les cercueils sur le chemin de l’église. D’autres dolmens et menhirs dissimulés en sous-bois ajoutent à l’atmosphère mystérieuse et légendaire attachée à la commune.

Les sources écrites évoquent une chapelle de Savoie dès le Xème siècle ; il s’agit alors d’une dépendance de l’Abbaye de Saint-Florent. Le nom actuel de la commune résulte d’une erreur de transcription au XIVème siècle qui a transformé Saint-Georges-de-Savoie en lien avec cette chapelle en Saint-Georges-des-Sept-Voies. Il est fait mention ensuite d’une église paroissiale à partir de 1146. Était-ce déjà sous le vocable de Saint-Barnabé ou bien le vocable de Saint-Georges ? L’édifice actuel possède encore de beaux éléments d’architecture romane dont le clocher fait de deux niveaux d’arcatures. Un retable en bois doré du XVIIème siècle provenant de l’Abbaye du Ronceray d’Angers orne l’intérieur de l’église. Les moines de Saint-Florent accolent un prieuré au lieu de culte. Le logis est vendu comme bien national à la Révolution Française.

Le prieuré appartient à la Comtesse de Caen, riche héritière et artiste, qui le lègue au département en 1867. En contrepartie, elle demande dans son testament que les lieux servent à la création d’une ferme-école. Elle alloue d’ailleurs une rente au Conseil Général de Maine-et-Loire pour le fonctionnement de l’institution. Admis pour 3 ans, de jeunes hommes viennent alors se former aux métiers de l’agriculture. Une éolienne de type Bollée est installée vers 1888-1889. Haute de 20 mètres, elle permet de puiser l’eau à une profondeur de 35 mètres et alimente, par un système ingénieux de canalisations, habitants et bêtes de la ferme-école. L’éolienne est encore visible aujourd’hui dans le jardin du prieuré qui n’est plus un lieu de formation.

La fondation de l’église Saint-Pierre-en-Vaux remonterait au XIème siècle. Entourée de son cimetière, elle domine le village depuis le plateau où elle a été érigée. A l’occasion de récents travaux de restauration, des fouilles ont mis au jour des vestiges antérieurs au XIème siècle. De nombreuses sépultures dans des sarcophages de falun et de tuffeau remontent au haut-Moyen-Âge. Cette église aujourd’hui est un lieu d’exposition et de concert.

A Saint-Georges, comme dans de nombreuses communes du Saumurois, la majorité des habitants vivaient dans des caves troglodytiques. Une des caves située au hameau de la Gauvenière, est connue pour avoir été la salle de justice des seigneurs du château voisin de Montsabert. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XIXème siècle que les « mousseaux », ou habitants des caves, construisent leur maison en tuffeau, constituée à l’origine d’une pièce unique.

Dès la fin du XIIème siècle, la hauteur des coteaux et la force constante des vents permettent la construction d’une multitude de moulins. Le seul encore en élévation aujourd’hui est celui de La Lussière. Ce moulin de 1836 possède une cave troglodytique et une maçonnerie en pierre de tuffeau appareillée. Grâce à ses propriétaires passionnés qui le restaurent, le toit tournant a retrouvé ses ailes dotées d’une voilure de planches blanches qui s’ouvrent grâce au « système Berton ». L’ancien manoir de la Sansonnière (XVIe et XVIIIe siècles) accueille la mairie et l’école ainsi qu’une auberge de qualité du même nom. Sur le territoire communal on trouve cinq lavoirs couverts, tous restaurés.

La commune adhère à l’association des Saint-Georges de France. On compte 5 Saint-Georges en Maine et Loire ce qui place ce nom en première position du classement des communes dans ce département. Le rassemblement annuel des Saint-Georges de France est d’ailleurs pressenti à Saint-Georges-des-Sept-Voies en 2014.

Le village de Saint-Georges-des-Sept-Voies en images

Activités et savoir-faire

Saint-Georges-des-Sept-Voies compte une quinzaine d’agriculteurs tournés vers les grandes cultures et la production de graines de légumes et de fleurs. Dans cette campagne d’une grande variété paysagère avec ses plaines, ses vallons et ses coteaux couronnés de bois, s’ajoute à la belle saison toute une palette de couleurs chatoyantes.

De nombreux artistes peintres et de nombreux artisans dont un ébéniste d’art ont fait le choix de s’installer à Saint-Georges-des-Sept-Voies. Ouvert à la visite, l’Hélice Terrestre allie arts plastiques et univers troglodytique. L’œuvre monumentale créée par Jacques Warminski est composée de deux espaces, l’un aérien l’autre souterrain. Le site propose aussi en juillet et août une série de concerts. Une dépendance communale du prieuré accueille la compagnie théâtrale Bernadette Bousse, investie elle aussi dans l’animation communale.

Un sentier de randonnée permet de découvrir le patrimoine variée de la commune, à pied ou en VTT. La destination sera d’autant plus choisie par les groupes de randonneurs qui trouveront sur la commune plusieurs hébergements collectifs ou individuels. Pour les amoureux de la nature, les Ecolodges de Loire offrent espace et confort, au cœur de la forêt.

L'année est rythmée par plusieurs rendez-vous et animations : la découverte des orchidées en mai avec le Parc Naturel Régional, la foire aux tripes dernier week-end d’août et la saison des estivales de Saint-Pierre-en-Vaux (juillet et août). En septembre le gîte d'étape troglodytique de Saint-Pierre-en-Vaux accueille le Festival des Fées, festival de musiques actuelles.

Personnalité locale

Hermance Marchoux, Comtesse de Caen : fille de maître Marchoux, notaire à Paris et président de la chambre des notaires. Son père aménage à partir de 1823 la Galerie Vivienne à Paris. Le complexe immobilier revient à Hermance en 1859 qui le lègue alors à l’Institut de France (Beaux-Arts) à la condition que les revenus servent à la création de pensions allouées aux jeunes artistes obtenant le Prix de Rome. Elle fonde aussi un musée, étant elle-même artiste ; on lui doit notamment les cariatides sculptées de l’entrée de la Galerie Vivienne rue des Petits-Champs. Installée au prieuré de Saint-Georges des-Sept-Voies, elle acquiert une réputation de bonté en instruisant les jeunes gens du village, en encourageant les entreprises agricoles et en donnant ou prêtant des fonds. La bienfaitrice s’éteint au prieuré le 12 avril 1870 mais par testament laisse toutes ses propriétés de Saint-Georges au département de Maine-et-Loire afin d’y installer une ferme-école.


Fiche d'identité

Depuis le 1er janvier 2016, Saint-Georges-des-Sept-Voies appartient à la commune nouvelle de GENNES-VAL DE LOIRE (Chênehutte-Trèves-Cunault, Gennes, Grézillé, Saint-Georges-des-Sept-Voies, Le Thoureil).

Population
710 habitants (source INSEE - population légale 2013)

Gentilé
Saint-Georgeois.

Coordonnées de la mairie
La Sansonnière
SAINT-GEORGES-DES-SEPT-VOIES
49350 GENNES-VAL DE LOIRE
Tél. 02 41 57 94 28
Fax 02 41 57 95 38
courriel

Horaires d’ouverture
Mercredi : 13h30 - 17h
Vendredi : 9h-12h30

Saint-Georges-des-Sept-Voies fait partie de la Communauté de Communes du Gennois. Pour plus d'informations touristiques, contactez l'Office de Tourisme du Gennois en Anjou ici

Karine Le Meitour

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