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COUTURES

COUTURES (49) - À l’extrémité ouest du canton de Gennes, Coutures est à la limite de l’Anjou Noir et de l’Anjou Blanc. C’est sur la commune que sont visibles les derniers troglodytes du saumurois, le sous-sol mêlant ensuite le schiste au tuffeau. La forteresse de Montsabert domine de sa fière silhouette une plaine parsemée de petits hameaux.




Tags : Coutures


Histoire et patrimoine de Coutures

Le village de Coutures © OT du Gennois
Le village de Coutures © OT du Gennois
Le nom de Coutures est issu du latin Culturae signifiant cultures, appellation donnée à des terres fertiles.

Le peuplement de Coutures est ancien. Dans plusieurs endroits de la commune, des pierres taillées et polies ont été retrouvées remontant jusqu’à 50 000 ans. Du néolithique, Coutures a conservé deux dolmens. Le dolmen de la Caillère est fait d’une seule chambre depuis la destruction du portique d’entrée sud vers 1840 lors de travaux routiers. Le dolmen d’Etiau, au dessus du village du même nom, a conservé son portique d’entrée même si la dalle le recouvrant a glissé sur le côté.

La voierie actuelle de Coutures reprend des tracés anciens. Sont identifiées l’existence d’une voierie gauloise caractérisée par des chemins sinueux mais respectueux des champs, prés et bois et l’existence d’une voierie romaine rectiligne. Vers 1050, les moines de l’Abbaye de Saint-Maur-de-Glandfeuil fondent une église. Cependant celle-ci est désaffectée et vendue en 1864 et l’église actuelle est un édifice néogothique construit entre 1859 et 1862.

Coutures a connu une concentration importante de châteaux, manoirs et autres riches demeures. Une forteresse existait au hameau de Billé qui fut utilisée au XIème siècle alors que le comte d’Anjou Foulques Nerra marchait vers Saumur. Le Château de la Garde, lui aussi disparu, avait été érigé au XIVème siècle et offrait une vue panoramique sur la plaine. Encore cité en 1782, ce château a été démantelé et ses pierres utilisées pour la construction des maisons du hameau des Gardes.

Culminant à 69 mètres d’altitude, seul le château de Montsabert a résisté aux aléas de l’histoire. Fondée sur les bases d’un édifice des XIème et XIIème siècles, la forteresse de Montsabert est construite par la famille de Laval au XIIIème siècle. Au XIVème siècle, en pleine Guerre de Cent Ans, la place devient la propriété de Bertrand du Guesclin qui la fortifie dans l’intention de contenir le parti anglais. Avec la construction d’une belle loggia le château se met au goût de la Renaissance à la fin du XVIème siècle. A la fin du XVIIème siècle, l’orangerie et la chapelle sont construites. Le rempart sud est rasé pour laisser la place à une terrasse et ses jardins à la Française. Au XIXème siècle, le château est remanié dans le goût néogothique par le célèbre architecte angevin René Hodé.

Parmi les beaux logis situés sur la commune, citons le manoir du Bois-Mozé, la Martinière, la Renauderie ou le Breil et celui d’Etiau. Le manoir troglodytique de la Caillère se compose d'une cave demeurante et de caves d’extraction. Des motifs sculptés insérés dans la façade de la cave demeurante et d’autres retrouvés dans les caves d’extraction proviendraient de l’église primitive de Coutures détruite au XIXème siècle.

Comme beaucoup d’autres communes du Saumurois, Coutures compte de nombreux troglodytes. Ces cavités semblent avoir été propices à l’installation de repaires de brigands. Il se dit que les brigands du hameau Les Touches attaquaient les diligences et voyageurs isolés. Comme ils brûlaient la plante des pieds de leurs victimes pour se faire révéler la cachette de leur argent, ils étaient surnommés «chauffeurs». Les caves troglodytiques de la Pionnerie, dans le parc du château de Montsabert, étaient occupées par des faux-saulniers.

Le Village de Coutures en images

Activités et savoir-faire

La plaine de Coutures présente la particularité d’être abondamment irriguée par de nombreuses sources. Au XVIIIème siècle, le seigneur de Montsabert fait installer un réseau de drainage qui aurait pu perdurer jusqu’au XXe siècle sans la vente du château et des terres à plusieurs propriétaires. Ce n’est que vers 1972 que le réseau de drainage est recreusé. La plaine redevenue saine, les conditions sont favorables aux cultures comme le maraichage ou les semences. Le maïs et la culture florale occupent des surfaces importantes et sont à l’origine d’une large palette de couleurs pour le plus grand plaisir des yeux.

Durant l’entre-deux-guerres la culture de l’artichaut s’implante à Coutures et devient même une spécificité locale. La commune est devenue pour beaucoup le « Pays des artichauts ». Aujourd’hui la production est destinée à un usage pharmaceutique, l’artichaut ayant des propriétés diurétiques et riche en vitamine A.B.C. Une entreprise spécialisée dans l’extraction végétale s’est implantée sur la commune et est vecteur d’emploi. Autre activité importante, la vigne, cultivée sur plus de 120 hectares. Coutures est situé dans la zone d’appellation des Vins d’Anjou, particulièrement pour les rouges et les rosés. Les viticulteurs proposent des dégustations à la propriété.

L’attractivité touristique de la commune est valorisée par des sites atypiques. Le château de Montsabert est ouvert à la visite en haute saison. Son propriétaire passionné accueille les curieux d’histoire et d’architecture. Au second étage, une exposition temporaire est renouvelée chaque année avec une thématique nouvelle. Le site troglodytique du Manoir de la Caillère plonge les visiteurs dans le monde mystérieux de l’artiste de renommée internationale, Richard Rak. Près de 400 m2 de galeries permettent la découverte des créations contemporaines du peintre. Séjourner sur la commune est possible au Camping «Parc de Montsabert ».
Un sentier de randonnée permet de découvrir les paysages de champs et de de vignes, ainsi que patrimoine troglodytique de Coutures.

Personnalité locale

Ernestine Chasseboeuf (1910 ?-2005 ?) - pseudonyme - Épistolière française, elle passe la majeure partie de sa vie à Coutures dans son troglodyte. En 1999, elle commence à écrire des lettres dénonçant dans un style truculent et naïf dysfonctionnements et injustices. Les journalistes Alain Rémond (Télérama) et Jean Lebrun (France Culture) lui permettent d'acquérir une petite notoriété. La «nonagénaire des troglos» lance en 2000 une grande campagne contre le prêt payant en bibliothèque. Sur sa lancée, elle continue à écrire sur des sujets qui lui tiennent à cœur avec une verve sans pareille, qu’elle adresse à des personnalités politiques ou littéraires. Son bon sens et sa franchise servent à mettre en lumière les incohérences de notre société. À chacune de ses émissions sur France Culture, Jean Lebrun prend pour habitude de lire quotidiennement une de ses lettres. La prolifique correspondance d’Ernestine donne lieu à la parution de plusieurs recueils La Brouette et les Deux Orphelines (2000), Ernestine écrit partout (3 tomes de 2003 à 2005), mais le mystère sur la véritable identité de la «Vieille dame indignée » comme l’appelait affectueusement Télérama, reste entier.


Carte d'identité

Population
543 habitants (source : INSEE 2014)

Gentilé
Couturois

Coordonnées de la mairie
Place Louis Tharrault
49320 COUTURES
Tél. 02 41 57 91 27
Fax 02 41 57 66 31
courriel

Horaires d’ouverture
Lundi : 14h30-16h
Mardi, jeudi et vendredi : 9h-12h ; 14h30-16h
Samedi : 9h-12h

Coutures fait partie de la Communauté de Communes du Gennois. Pour plus d'informations touristiques, contactez l'Office de Tourisme du Gennois en Anjou ici

Karine Le Meitour

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