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CHEMELLIER

CHEMELLIER (49) - En lisière du massif forestier de Milly, Chemellier s’ouvre sur une plaine fertile traversée par l’Aubance. Ses hameaux invitent à la découverte d’anciennes habitations troglodytiques et maisons de tuffeau.




Tags : Chemellier


Histoire et patrimoine de Chemellier

Lavoir de Chemellier © OT du Gennois
Lavoir de Chemellier © OT du Gennois
L’histoire de la commune commence au Néolithique. De cette période datent des haches polies et au Moulin Piau se dresse le dolmen de la Pierre Couverte.

À la Haute–Ronde, des fouilles menées au XIXème siècle, révèlent quantité de squelettes d'hommes et de chevaux datant de la période gallo-romaine. C’est vraisemblablement le lieu d'une bataille entre gaulois et romains lors de la conquête du territoire andécave par les troupes de l’empereur César. À noter, les fouilles et découvertes similaires sur la commune voisine de Louerre où l’on situe alors la résistance de Dumnacus, chef des Andes, face aux légions romaines.

Le domaine fertile de Chemellier serait une dépendance de la villa agraire gallo-romaine de Saint-Rémy-la-Varenne, le tout rattaché au Comté d’Anjou jusqu’à la fin du Xème siècle. Les archives mentionnent La Curtis Chamilcheriacus, déclinaison latine qui serait à l’origine du nom de Chemellier. Par acte du comte Geoffroy de Grisegonelle, la villa et ses prairies sont données par indivision à la fois aux moines de l’Abbaye Saint-Aubin et aux chanoines du Chapitre Saint-Lézin, deux communautés situées à Angers.

Les moines sont à l’origine de la première église de Chemellier bâtie sous le vocable de Saint-Aubin, évêque d’Angers au VIème siècle. L’indivision du domaine entre les deux communautés prend fin sous l’autorité de Foulque Nerra qui confie les prairies de Chemellier au chapitre Saint-Lézin et les étendues de Saint-Rémy-la-Varenne à l’Abbaye Saint-Aubin. Église et terres de Chemellier sont alors sous l’autorité des seigneurs de Blaison car ces derniers sont les abbés laïcs de Saint-Lézin.

Il ne reste rien de l’église primitive ; agrandie et remaniée plusieurs fois, elle était l’adjonction de parties romanes, d’éléments des XVIIème et XVIIIème siècles, ainsi que d’un clocher du XIXème siècle. En 1865, il est décidé de construire une nouvelle église « plus grande, plus sûre et plus belle ». Cette décision a requis une souscription qui dura jusqu'en 1883. L’église est ouverte au culte en 1881, mais suite à des rajouts en corrections, les travaux prirent fin vers 1900, date de pose des derniers vitraux.

Une archive datée de 1405 mentionne un «château, dominant une haute motte, entouré de douves», propriété des seigneurs de Blaison. Suite à la Guerre de Cent Ans, l’édifice est complètement ruiné. Chemellier compte quelques anciens fiefs plus modestes comme la seigneurie de Sazé attestée dès le XIème siècle. La maison seigneuriale du Grand Sazé, ornée de sa tourelle, domine encore la plaine environnante. L’ancien manoir de la Brossardière est, pour sa part, devenu une ferme.

Jusqu’au début du XIXème siècle, la majorité de la population de Chemellier vivait en troglodyte. La construction du bourg actuel est donc relativement récente. A côté de la mairie, on découvre un lavoir à impluvium : l’inclinaison des toitures permet la collecte des eaux de pluie dans le bassin de forme rectangulaire. Ce lavoir est construit en 1836 par la municipalité qui venait alors de gagner une coquette somme à la loterie !

Activités et savoir-faire

La commune de Chemellier est réputée pour la culture de l’échalote traditionnelle.
La production de cette plante potagère nécessite 460 heures de travail par hectare entre le paillage, la plantation, la récolte, le nettoyage et le stockage. La culture traditionnelle consiste à planter le bulbe et non à semer. Les échalotes ainsi produites ont des qualités gustatives incomparablement supérieures. L’échalote est fêtée à Chemellier chaque année le troisième dimanche du mois de juillet.
Un sentier de randonnée à travers plaine et sous-bois permet de découvrir un paysage varié de troglodytes et de vignoble.

Personnalité locale

Henri Bouriché - plaque commémorative © OT du Gennois
Henri Bouriché - plaque commémorative © OT du Gennois
Henri Bouriché (Chemellier 1826 – Angers 1906) fils de berger, il entre à l’âge de 20 ans comme ouvrier dans l’atelier de statuaire religieuse Barrême à Angers où officie notamment l’abbé Choyer. Après un passage par plusieurs ateliers parisiens, il se fixe en 1860 à Angers en reprenant l’atelier de Barrême et recevra comme élève Jules Desbois. Le chemin de croix qui orne l’église de Chemellier est signé de l’artiste qui en fit don en 1881. Henri Bouriché signe également les statues en bois sculpté du retable de la basilique Notre-Dame de Montréal au Canada, livrées sur place en 1875.

Carte d'identité

Population
706 habitants (source INSEE 2008)

Gentilé
Chemellois.

Coordonnées de la mairie
1 place du Marronnier
49320 CHEMELLIER
Tél. 02 41 45 59 95
Fax 02 41 45 15 07
courriel

Horaires d’ouverture
Lundi et mercredi : 15h30 - 18h
Samedi : 8h30 - 11h30

Chemellier fait partie de la Communauté de Communes du Gennois. Pour plus d'informations touristiques, contactez l'Office de Tourisme du Gennois en Anjou ici

Karine Le Meitour

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