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BEAUFORT-EN-VALLÉE

BEAUFORT-EN-VALLÉE (49) - Dominant la vallée de l'Authion à égale distance entre Angers et Saumur, Beaufort-en-Vallée est un site stratégique dès la période médiévale. L’ancienne cité comtale abrite un riche patrimoine et garde en mémoire quelques personnages marquants comme Jeanne de Laval ou Joseph Denais. Aujourd’hui, la richesse de Beaufort-en-Vallée est principalement liée à l’horticulture et à l’excellence de sa filière végétale.






La ville de Beaufort-en-Vallée en images

Histoire et patrimoine de Beaufort-en-Vallée

Vestiges du château de Beaufort-en-Vallée © OT du Saumurois
Vestiges du château de Beaufort-en-Vallée © OT du Saumurois
Les origines
Le peuplement initial de Beaufort-en-Vallée se situe au lieu-dit « Saint-Pierre-du-Lac », tandis que la butte dominant la vallée de l’Authion est occupée par un oppidum gallo-romain. Au XIème siècle, le comte d’Anjou Foulque Nerra fait construire un château-fort sur cet emplacement stratégique. Peu à peu, la population se déplace vers la butte afin de se mettre sous la protection du bellus fortis (le beau fort), à l'origine du nom de la ville.

En 1343, Guillaume Roger, seigneur limousin et frère du pape Clément VI, devient le premier comte de Beaufort. Il entreprend une vaste reconstruction du château qui dure une dizaine d’années. La forteresse se compose alors de trois tours carrés reliées par un mur d’enceinte et d’un grand bâtiment rectangulaire dont le premier étage est voûté d’ogives. Au milieu du XVème siècle, René 1er d’Anjou acquiert le château et lui ajoute une quatrième tour octogonale dite « tour du Roi René ». Ruinée par les guerres de religion, la forteresse est démantelée au cours du XVIIème siècle. Ses matériaux sont réemployés pour le renforcement des remparts de la ville ainsi que pour la construction du couvent des Récollets.

Jeanne de Laval, la bienfaitrice
Jeanne de Laval, seconde épouse du duc René d'Anjou dit le « Roi René », a marqué durablement la région de son empreinte. La duchesse d’Anjou administre elle-même le comté de Beaufort dont elle a l’usufruit et accorde de nombreux avantages aux habitants. Elle leur attribue notamment la jouissance exclusive des prairies communales (ordonnance du 1er mai 1471). Jeanne entend ainsi lutter contre la misère et favoriser le peuplement de son territoire. En 1842, les Beaufortais reconnaissants lui font ériger un monument sur la place centrale de la ville. La statue de Jeanne trône au sommet d’une colonne de douze mètres, dont la hauteur aurait été calculée pour que ses yeux croisent ceux de la statue de René située près du château d’Angers. L'actuelle statue en pierre est une réplique de l’œuvre d’origine, en bronze, fondue sous l’occupation allemande en 1942.

L'église Notre-Dame de Beaufort-en-Vallée © C.C. Beaufort en Anjou
L'église Notre-Dame de Beaufort-en-Vallée © C.C. Beaufort en Anjou
Le patrimoine religieux
L’église Notre-Dame est le 3ème édifice religieux construit à cet emplacement. Elle fait suite à une chapelle en bois (vers 1000) et à une église du XIIème siècle. Au XVème siècle, Jeanne de Laval décide de faire ériger un nouveau sanctuaire à la place de l'église romane devenue vétuste. La nef et le bras nord sont construits à l’extrême fin du XVème-début du XVIème siècle. Le clocher, de style Renaissance est achevé en 1542. L’essentiel de l’édifice actuel, comme l'impressionnant chevet néo-gothique, est reconstruit dans la seconde moitié du XIXème siècle. À l’intérieur de l’église, les 41 verrières du maître verrier parisien Edouard Didron, illustrent principalement la vie de la Vierge. Les grandes orgues, restaurés en 1994, vibrent chaque année en mai à l’occasion du Grand Prix de l’Académie des Beaux Arts, Institut de France. L’église Notre-Dame de Beaufort en Vallée fait partie du réseau des « Églises accueillantes en Anjou ».

L’Hôtel-Dieu de Beaufort, dont la fondation remonte à 1422, est confiée aux Sœurs Hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche en 1671. Leur installation marque une période de reconstruction et de modernisation de l’institution hospitalière. Les hauts murs des XVIIème et XVIIIème siècles de l’Hôtel-Dieu ont abrité l’hôpital de Beaufort jusqu’en 1995.

L'industrie de la toile à voiles et la prospérité de Beaufort-en-Vallée
Aux XVIIème et XVIIIème siècles, le renom et la prospérité de Beaufort-en-Vallée sont intimement liés à l’industrie de toiles à voiles. Grâce à la culture du chanvre dans la vallée, un important artisanat de tissage s’est développé dès le XIIIème siècle en Anjou, et à Beaufort en particulier. Sous le règne de Louis XIV, l’essor de la marine royale accroit la demande en toiles à voiles, spécialité des tisserands beaufortais. En 1750, la création de la Manufacture Royale de Beaufort marque l’apogée de cette production qui perdurera jusqu’au milieu du XIXème siècle. Les vastes bâtiments de la manufacture abritent jusqu’à 200 métiers à tisser. À la veille de la Révolution, 2000 personnes travaillent à l’artisanat du chanvre à Beaufort et dans ses environs.

Malgré le lent déclin de l’industrie de la toile à voile, Beaufort demeure une ville prospère jusqu'à la fin du XIXème siècle. De grands travaux d'urbanisme sont entrepris à cette époque : remaniement de l’église, aménagement de la place Jeanne de Laval, construction de l’Hôtel de Ville, des Halles du marché au chanvre et de l'immeuble de la Caisse d’Épargne. Ce bâtiment, surprenant par son éclectisme florentino-arabo-angevin, abrite depuis 1905 les collections encyclopédiques rassemblées par Joseph Denais.

Activités et savoir-faire

Salle des Beaux-arts du Musée Joseph-Denais © Cl. G. Bergeret
Salle des Beaux-arts du Musée Joseph-Denais © Cl. G. Bergeret
L'excellence de la filière végétale
Dans les années 1960, l’aménagement hydraulique de la vallée de l’Authion favorise le développement de l’horticulture. Semences, plantes et fleurs font aujourd’hui de la région beaufortaise l’un des piliers de la filière végétale angevine, classée au premier rang national. Parmi les nombreuses entreprises horticoles implantées à Beaufort, on peut citer Terrena, Biraud, Guyon-Marsault, Septembre vert et Taugourdeau (n°1 français des plants potagers). Dans un tout autre domaine, la société Le Beau-Fort qui confectionne et commercialise des vêtements de travail, est une lointaine héritière de l’industrie de toiles à voiles.

Richesses patrimoniales et culturelles
Beaufort-en-Vallée, riche de son passé et de ses monuments, mérite le détour. Le circuit-découverte Jeanne de Laval invite à parcourir la ville et ses mille ans d'histoire : des ruines du château au musée Joseph Denais, en passant par la place Jeanne de Laval, l’église Notre-Dame, les halles, l’ancien hôpital, les hôtels particuliers… Ce parcours pédestre, jalonné de bornes et de lutrins, permet de faire connaissance avec le patrimoine historique et architectural de l’ancienne cité comtale. Un livret d’interprétation gratuit est disponible au Bureau de Tourisme et à la Mairie.

Le singulier musée Joseph Denais (labellisé Musée de France) présente une collection encyclopédique de près de 7000 objets. Ce véritable cabinet de curiosités du XIXème siècle est l'aboutissement du rêve de l'humaniste Joseph Denais. Si l’histoire de Beaufort constitue la « colonne vertébrale » du musée, beaucoup d’autres domaines y sont représentés : archéologie, égyptologie, ethnographie étrangère, beaux-arts et histoire naturelle. Le tout, complété par des pièces venant des musées de Cluny, Guimet ou encore de la manufacture de Sèvres. Parmi les objets emblématiques, figurent notamment une momie égyptienne et un bronze de Camille Claudel, La petite châtelaine. Entièrement restauré de 2007 à 2011, le musée accueille aussi des expositions temporaires qui mettent en résonance les collections héritées du passé avec des œuvres contemporaines. Le musée Joseph-Denais est géré et animé par la Direction Associée des Musées Municipaux de Baugé, Beaufort-en-Vallée et Parçay-les-Pins.

La vie de la cité
Beaufort-en-Vallée est une ville active et commerçante qui compte deux marchés hebdomadaires, dont un marché bio. La vie de la commune est également rythmée par un agenda d’événements festifs et culturels très variés : le Printemps des Orgues et la fête communale du Clair de Lune en mai, le festival Les Impatientes avec musique, chansons et théâtre tout public en été, le Festibosse, festival de musique actuelle en septembre… Dans le domaine sportif, le semi-marathon de Beaufort (1er dimanche d’octobre) est une épreuve reconnue dans le calendrier régional et national.

Personnalités locales

Portrait de Joseph Denais © OT du Saumurois
Portrait de Joseph Denais © OT du Saumurois
Jeanne de Laval (1433, Auray - 1498, Beaufort-en-Vallée) : fille de Guy XIV de Laval et d'Isabelle de Bretagne, elle est la seconde épouse de René 1er d’Anjou, duc d’Anjou, comte de Provence, roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem. Veuve en 1480, elle s’installe définitivement dans le comté de Beaufort qu’elle a obtenu en douaire et qu’elle administre elle-même.

Joseph Denais (1851, Beaufort-en-Vallée - 1916, Beaufort-en-Vallée) : journaliste catholique, historien local et collectionneur d’objets archéologiques, Joseph Denais met à profit ses voyages et utilise ses relations dans les milieux artistiques et intellectuels parisiens pour enrichir ses collections personnelles. En 1864, il fait don de tous ces objets collectés au fil du temps à sa ville natale. La municipalité de Beaufort installe cet étonnant cabinet de curiosité au premier étage du bâtiment de la Caisse d’Epargne en 1905 et lui donne le nom de musée Joseph Denais.

Jehan Chardavoine (vers 1537, Beaufort-en-Vallée - vers 1580, Paris) : musicien et peut-être compositeur lui-même, il publie en 1575 la première anthologie de chansons populaires de la Renaissance. Dans son Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de voix-de-ville, Chardavoine met en musique les poèmes de ses contemporains sur des airs connus afin de divertir, voire de faire danser, les gens de Cour et du peuple. Il adapte notamment des textes de Pierre de Ronsard et de Joachim Du Bellay.

Fiche d'identité

Population
6 607 habitants (source : INSEE - population légale 2012).

Gentilé
Beaufortais

Coordonnées de la mairie
Hôtel de ville
16, rue de l’Hôtel de Ville
49250 BEAUFORT-EN-VALLÉE
Tél. 02 41 79 74 60
Fax 02 41 79 74 61
courriel

Horaires d’ouverture
Lundi : 14h - 17h30
Mardi : 9h - 12h30 / 14h - 19h
Mercredi, jeudi, vendredi : 9h - 12h30 / 14h - 17h30
Samedi : 9h - 12h.

Marchés
Marché traditionnel le mercredi matin, place Jeanne de Laval.
Marché bio le vendredi à partir de 17h, cour de la Mairie.

Beaufort-en-Vallée appartient à la Communauté de Commune de Beaufort en Anjou. Pour plus d'informations touristiques, contactez le Bureau de Tourisme de Beaufort en Anjou

Karine Le Meitour

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