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Appellation d'Origine Contrôlée SAUMUR-CHAMPIGNY

Reconnue comme A.O.C. depuis 1957, le Saumur-Champigny est produit sur 9 communes de la région de Saumur.





AOC Saumur-Champigny © Interloire
AOC Saumur-Champigny © Interloire
VILLES ET VILLAGES
Sont concernées les communes de Chacé, Dampierre-sur-Loire, Montsoreau, Parnay, Saint-Cyr-en-Bourg, Saumur, Souzay-Champigny, Turquant, Varrains.

CÉPAGE
Cabernet franc soit en monocépage soit en assemblage (minimum 85%) avec le Cabernet Sauvignon et Pineau d’Aunis.

SOLS
Les sols sont majoritairement de craie de tuffeau , et argilo-sableux du Turonien .

DÉGUSTATION
Classé dans la catégorie des vins tranquilles rouges, le Saumur-Champigny est très plaisant jeune mais révèlera toute sa personnalité au fil des années, gagnant en complexité.

Doté d’une robe lumineuse rouge grenat, il est corpulent et léger à la fois. Il dégage une certaine fraîcheur en fin de bouche , très agréable en été. Il se caractérise par des arômes de fruits rouges (cassis, framboises…), parfois floraux, voire épicés.

Parfait en association avec volailles ou poisson quand il est jeune, des plats en sauce ou encore des gibiers, il convient aussi à la plupart des fromages quand il a un peu d’âge.

Il est préférable de le servir entre 15 et 18°C.

VENTE DE VINS AOC SAUMUR-CHAMPIGNY
Envie d'acheter quelques bouteilles ? Voici la liste des producteurs de Saumur Champigny AOC

Saumur-Champigny : la biodiversité fait son retour dans les vignes !
Depuis 2004, l’appellation Saumur-Champigny a lancé une grande campagne de plantation de haies et de bosquets pour permettre le retour de la biodiversité au cœur des vignes. Les paysages changent, et avec eux la perception de la viticulture qui favorise désormais les interactions avec le milieu naturel pour lutter contre les insectes ravageurs.

Inverser la tendance : le choix des producteurs de Saumur-Champigny
« C’est un vin léger, fruité, charnu, facile à boire : complexe et décomplexé… », explique Patrice Retif, Président du syndicat des producteurs de Saumur-Champigny. Fier de son produit, le viticulteur est également attaché à ces paysages de bord de Loire où cohabitent depuis des siècles la vigne, les bois et les autres cultures.

Soucieux de leur image et de leur cadre de vie, les vignerons se rapprochent de Maarten Van Helden, professeur à Bordeaux Science Agro (anciennement Enita) et de Guillaume Pain, de l’ESA d’Angers, qui travaillent sur le rôle de la biodiversité et des paysages pour réguler naturellement les populations de ravageurs (1). Il apparaît en effet que les haies, bosquets, talus et autres murets végétalisés offrent des abris pour la faune, notamment pour les prédateurs de ces insectes ravageurs. Sur la base du volontariat, certains vignerons commencent dès 2005 à planter ici et là des haies et des arbres.

Des amandiers dans les vignes
En replantant des haies, certains viticulteurs ont également renoué avec la tradition de planter des amandiers au milieu des vignes. Cet arbre d’origine méditerranéenne, qu’on n’imagine pas dans une région si septentrionale, apprécie en effet les sols calcaires et la douceur du climat lié à la proximité de la Loire
Dans un premier temps, des études sont menées pour identifier les différents ravageurs dans les parcelles et observer leur répartition dans le vignoble. On remarque ainsi que l’espèce Eudemis - un papillon dont le ver s’attaque à la grappe de raisin - est moins présent quand le paysage est plus diversifié (2).

20 kilomètres de zones écologiques réservoir aménagées depuis 2004
En 2008, la démarche est formalisée à l’occasion de l’adoption d’un plan d’aménagement d’appellation. Dans certaines zones, les grandes étendues de vigne sont alors fragmentées en créant des corridors de biodiversité (3). Plantation de haies, de bosquets, végétalisation d’anciens murs… en tout 20 kilomètres de zones écologiques réservoir sont aménagés entre 2004 et 2012, en plus des 14 kilomètres déjà existants. Les espèces buissonnantes utilisées (viorne, cornouiller, fusain, bourdaine, etc) sont des essences champêtres déjà présentes dans les espaces naturels environnants. Elles sont ainsi plus rustiques et mieux adaptées pour accueillir la faune locale.

Il est prouvé que la plantation de ces haies favorise la présence des insectes auxiliaires et accroît la biodiversité autour des vignes, mais permet-elle pour autant d’utiliser moins de pesticides ? « Il est encore trop tôt pour chiffrer les effets liés à ces nouveaux aménagements paysagers », reconnaît Marie-Anne Simonneau, animatrice pour le syndicat des producteurs de Saumur-Champigny et en charge du projet. « En rendant obligatoire l’enherbement des inter-rangs, nous avons déjà fortement réduit l’utilisation d’herbicides, et nous commençons depuis 2009 à réduire également l’utilisation d’insecticides », précise-t-elle. En parallèle, l’appellation Saumur-Champigny met régulièrement à la disposition des vignerons des bulletins d’information détaillant le niveau de pression exercé par les parasites et les maladies sur l’aire de production. Ces outils d’aide à la décision accompagnent la réductIon de l’usage des produits phytosanitaires et en premier lieu celui des insecticides.
Au-delà de la plantation de haies, c’est donc une démarche globale en faveur de l’agriculture durable qui se met en place dans ce vignoble. Des initiatives qui doivent beaucoup au dialogue et à l’entraide entre vignerons, comme le souligne Patrice Rétif : « La bonne entente qui règne dans l’appellation est une force. On arrive à bouger et à faire des choses ensembles. Dans une démarche collective comme la nôtre, ça change tout ».

Le rôle des Zones Ecologiques Réservoirs (ZER)
Les Zones Ecologiques Réservoirs sont des espaces semi-naturels implantés à proximité des vignes. Ils sont composés d’arbustes, d’arbres ou de plantes rampantes. La haie champêtre est une des nombreuses ZER que l’on peut implanter dans le vignoble (plus d’information sur les haies champêtres du Saumur-Champigny). L’intérêt des ZER c’est de fournir toutes l’année un abri, de la nourriture ou des lieux de reproduction pour les insectes, les araignées, les oiseaux ou les animaux. La proximité avec la parcelle favorise les échanges et la dispersion des auxiliaires de culture entre la ZER et la vigne. L’enherbement des abords de la parcelle (tournière) et la présence d’un couvert végétal sur l’inter rang permet d’accentuer ces échanges.
Les insectes nuisibles
Les vers de la grappe : Eudémis et Cochylis
Cochylis
Les chenilles de ces deux lépidoptères s’attaquent aux grappes en fleurs et aux baies de raisin, ce qui peut conduire à une perte de récolte et à une qualité altérée des raisins récoltés. Pour connaître le niveau des populations, les producteurs ont installé des pièges dans leurs vignes. Les pièges diffusent une phéromone, substance chimique produite par les femelles pour attirer les mâles, et capture sur une plaque engluée les mâles adultes. Un comptage des chenilles complète le dispositif. En fonction du niveau des populations, les vignerons peuvent accepter les dégâts ou décider d’intervenir. L’observation est à la base du raisonnement des pratiques.
La cicadelle verte
La cicadelle verte s’attaque au feuillage. La larve se nourrit de la sève en piquant les nervures des feuilles. A l’endroit de la piqure, la feuille meure et se dessèche. En cas de forte attaque la vigne perd beaucoup de surface foliaire et la photosynthèse ne permet plus d’alimenter les grains de raisin. La maturité est plus difficile.
La biodiversité dans le vignoble Saumur-Champigny
En 2009 et 2010, avec l’appui des partenaires scientifiques, le Syndicat a réalisé un état des lieux de la biodiversité dans les vignes.

Cet inventaire a montré une diversité importante de plantes qui composent le couvert végétal des parcelles. Ainsi, plus de 120 espèces ont été identifiées, des espèces communes mais aussi des espèces inféodées à la vigne comme Muscari neglectum ou des orchidées. Toutes ces plantes accueillent nombre d’insectes. Araignées, cétoine dorée, mante religieuse, coccinelles, abeilles ou gastéruption, voici quelques exemples d’arthropodes que l’on retrouve dans l’appellation. Au total, ce sont plus de 700 Morpho-espèces* qui ont été dénombrées sur 2 années de suivi.
*Les morpho-espèces sont issues d’une méthode originale de classement des arthropodes. La méthode RBA (Rapid Biodiversity Assesment) permet de classer les individus en fonction de leur morphologie. Une morpho-espèce peut regrouper plusieurs espèces taxonomiques mais à l’inverse une espèce taxonomique peut constituer deux morpho-espèces par exemple que le mâle et la femelle ne se ressemblent pas.

Séverine ROCHELET

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